IMG_1858
+2 - 0  by /0 comments

Les marchés andins, un voyage à travers les siècles

Dans la cordillère des Andes les marchés sont, un peu comme en France, de véritables traditions. La grande différence avec la France réside dans le fait qu’il y a un plus grand écart social et culturel entre les populations urbaines et celles venant des campagnes. En France, par exemple, je ne vois pas beaucoup d’agriculteurs qui se déplacent à pied et en sabot, ou encore en bus, pour aller vendre leurs produits au village. Dans l’hexagone on ne va pas forcément distinguer un paysan d’un citadin, ou très peu. Dans les Andes ce sont plusieurs siècles qui séparent un habitant de Guayaquil ou de Quito à celui des campagnes. Certains n’ont même pas d’électricité chez eux et leur mode de vie est très lointain du monde moderne où la consommation est reine. Les paysans andins vivent encore au rythme de la nature et des récoltes. La vente de leurs produits, le troc, suffisent à leurs besoins primaires de consommation ( se nourrir, se vêtir, de se loger, se chauffer).

IMG_3717

Les agriculteurs andins sont souvent des petits cultivateurs, ils vont étaler sur les marchés leurs productions de fruits, de légumes, de volailles, de bestiaux. Ils sont encore vêtus avec des tissus traditionnels, de longues jupes pour les femmes, des hauts en laine de vigogne ou d’alpaga, des couleurs vives aux significations diverses, souvent à l’effigie de la Pachamama, la terre mère. Ces couleurs sont importantes, elles vont distinguer les différentes communautés andines.

Sur ces foirails où les touristes vont rechercher une authenticité vieille de plusieurs siècles, sont exposés des vêtements ( bonnets, gants, ponchos), des  tissus colorés en laine d’alpaga ou autres lamas. Les lainages sont souvent mélangés , on ne trouve pas beaucoup de pur alpaga ( l’alpaga est une laine  noble car sa douceur est exceptionnelle).

IMG_1974

L’artisanat andin est varié et les comptoirs de vente font aussi la part belle aux bijoux en argent ou autres métaux, plus ou moins précieux et différents selon les productions régionales. Je vous recommande les petits pendentifs aux motifs de  croix andine, en argent et quelques fois aux couleurs de la Pachamama ( sorte d’arc-en-ciel de couleurs).

Bien évidemment ces marchés sont aussi une image très représentative de l’agriculture locale. On cultive des fruits, des céréales ( quinoa) et des légumes, avec une incroyable diversité de pommes de terre.

IMG_1881Il représentent une véritable richesse culturelle, une tradition presque ancestrale tout aussi importante que les vieilles pierres des sites archéologiques qui font la renommée de ces pays andins et qui nous font tant rêver.

 

Ce blog pour partager, une expérience de voyage, une découverte artistique , une rencontre, parce que l'Amérique Latine est une passion, ma passion LATINA!! En France je m’appelle Guillaume et Guilaoume, Guillermo, Guilherme, Guio, Guiomé,Gui, en Amérique Latine. Je parle espagnol sans rouler les rrr et portugais avec un accent gascon. J’ai connu l’école, puis ma prof d’espagnol qui ne me parlait qu’en espagnol. Elle évoquait un pays lointain, une île où l’on devait parler espagnol puisqu’elle était au programme de mon cours d’espagnol. Cette île c’était Cuba !! Alors Cuba c’est…c’est où Cuba ? Ahh oui dans la caraïbe !!! Oulalala, je partais de loin…Bon bref, j’ai situé Cuba, puis mon frère s’est marié avec une cubaine et j’y suis allé et…bon…j’y suis retourné au moins 1000 fois. Un jour, 3 amis ont décidé d’aller au Brésil. Quelle idée d’aller au Brésil??!! On n'y danse pas la salsa et on n'y parle même pas espagnol, pffff!!!…Bon, j’y vais quand même ! Et là, le choc !!! Aujourd'hui, le Brésil et l’Amérique Latine en général font entièrement partie de mon quotidien.

  Post comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *