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Naná Vasconcelos, le philosophe de la percussion.

« De tous les arts, la musique est le plus immédiat car elle est le moment.

J’ai appris énormément des musiques étrangères, j’ai voyagé et vécu loin du Brésil, mais je ne suis jamais sorti de Recife, je vivais juste à l’extérieur.

Je vis, je transpire la musique. Elle est toujours avec moi, me corrige, me dirige et m’influence dans la façon de me comporter. Quand je travaille avec des enfants, j’en deviens un. Je cherche à devenir un enfant pour unifier, à travers le son de la musique, les histoires qu’elle peut raconter, qu’elle peut offrir.

Je pense la musique de façon différente, car pour moi, tout est musique. Elle va du silence au cri. La plus difficile à faire, est le silence, car le silence est un état spirituel. On peut se taire mais notre tête est pleine de bruits. La musique peut nous emmener au stade spirituel de silence, un silence interne. En cela elle peut nous aider à être mieux équilibré, à mieux respirer, à voir plus loin, plus clairement.

J’ai appris à écouter plus, grâce au Birimbau ( vidéo ) qui a changé ma vie et ma manière d’être. Il m’a fait penser la musique de façon différente. Je transmets le son du Birimbau vers les autres instruments. Pour moi, un instrument n’est pas fait pour un seul genre musical. La cuíca n’a été été faite juste pour le samba, le Birimbau n’a pas été fait juste pour la capoeira. Moi, je les utilise comme instruments, et un instrument n’a de limites. Ceux provenant de régions d’Afrique, qui ne se connaissaient pas entre eux, se sont rencontrés au Brésil pour créer leurs propres métissages, leurs propres sons. Tout tambour transmet le son de la terre,  et l’Afrique sera éternellement la mère de tout ce que l’on fait. Elle est traditionnelle et moderne. Moderne est juste le nom d’un fils de la tradition. Son dernier fils, en terme de communication, est internet ». Eclat de rire.

« J’associe ma voix au son de l’instrument pour créer un nouveau son, le troisième.

Le premier instrument est la voix, le meilleur est le corps, le reste n’est que conséquence . J’utilise la percussion comme un orchestre, non seulement pour la rythmique mais pour montrer des décors du Brésil.

Le cœur est le symbole de la vie, et sans percussion il n’y a pas de vie, la percussion est le symbole de la vie. » Naná Vasconcelos

J’ai recueilli et traduit quelques paroles de Naná pour en faire le monologue de sa pensée.

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Ce blog pour partager, une expérience de voyage, une découverte artistique , une rencontre, parce que l'Amérique Latine est une passion, ma passion LATINA!! En France je m’appelle Guillaume et Guilaoume, Guillermo, Guilherme, Guio, Guiomé,Gui, en Amérique Latine. Je parle espagnol sans rouler les rrr et portugais avec un accent gascon. J’ai connu l’école, puis ma prof d’espagnol qui ne me parlait qu’en espagnol. Elle évoquait un pays lointain, une île où l’on devait parler espagnol puisqu’elle était au programme de mon cours d’espagnol. Cette île c’était Cuba !! Alors Cuba c’est…c’est où Cuba ? Ahh oui dans la caraïbe !!! Oulalala, je partais de loin…Bon bref, j’ai situé Cuba, puis mon frère s’est marié avec une cubaine et j’y suis allé et…bon…j’y suis retourné au moins 1000 fois. Un jour, 3 amis ont décidé d’aller au Brésil. Quelle idée d’aller au Brésil??!! On n'y danse pas la salsa et on n'y parle même pas espagnol, pffff!!!…Bon, j’y vais quand même ! Et là, le choc !!! Aujourd'hui, le Brésil et l’Amérique Latine en général font entièrement partie de mon quotidien.

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